L'ENFANCE
De stature moyenne, Samaël Aun Weor présentait à l'âge adulte une ossature assez forte et de larges épaules ; il avait en outre un regard pénétrant, une voix gutturale et puissante, ainsi que des traits " égyptiens " qu'il tenait de sa mère qui était de descendance arabe.
Tandis que la plupart des gens passent d'un corps à un autre d'une manière inconsciente, les " Anges de la vie " se chargeant de ce transfert en accord avec les lois de la récurrence et du karma, Samaël Aun Weor affirme avoir changé de corps consciemment : " Je me suis introduit volontairement dans ce corps physique ; j'ai laissé volontairement mon corps précédent et j'ai pris celui-ci volontairement. "
Né le 6 mars 1917 à Bogota (en Colombie, Amérique du Sud), dans une famille modeste, Victor-Manuel Gomez manifesta dès son enfance des dons mystiques et paranormaux exceptionnels. On dit que s'il aimait bien jouer avec les enfants du voisinage, il préférait méditer : assis spontanément à l'orientale, il méditait des heures durant. Son moment privilégié, c'était l'aube et le crépuscule. Monté sur le toit de la résidence familiale, malgré l'interdiction formelle de sa mère qui frémissait de terreur chaque fois qu'elle le voyait marcher sur les ardoises du toit, il contemplait, dans une profonde extase, le Soleil levant ou le Soleil couchant.
Le jeune Victor-Manuel apprit très tôt à sortir en astral consciemment et il avait en outre un pouvoir inné de concentration qui lui permit notamment de développer sa clairvoyance et de percevoir les créatures élémentales de la nature : gnomes, sylphes, ondines, élémentaux des plantes, etc. Et ces créatures innocentes et joyeuses "chantaient et lui parlaient dans l'or très pur de la divine langue originelle", écrit Fernando Salazar.
Il aimait aussi contempler les images astrales " projetées ", pour ainsi dire, sur les murs de sa chambre, et il initia ses jeunes frères à ce " cinéma " extrasensoriel. D'ailleurs, il avait dès son plus jeune âge des visions précises de ses existences antérieures. Plus tard, en éveillant totalement sa conscience, Samaël Aun Weor se rappellera fidèlement ses nombreuses incarnations passées depuis le commencement de notre monde : " J'ai vu surgir la Terre du Chaos à l'aube du Mahamanvantara [ou " Grand Jour cosmique "], lorsque, au terme de ses processus d'évolution et d'involution dans les dimensions supérieures de la nature, elle est devenue protoplasmique ", écrit-il.
Au retour de ses expériences internes transcendantes, on prétend qu'il arrivait à l'enfant de pleurer de douleur à la vue des murs vétustes de la vieille maison coloniale qu'habitait sa famille, en se lamentant : " Encore une fois dans un autre corps physique ! " Il avait déjà conscience de la misérable condition humaine, mais sa mère ayant accouru le consolait, croyant qu'il avait faim ou soif ou qu'il avait mal...
Dans une conférence intitulée " L'être et le Savoir " , Samaël Aun Weor raconte comment est née son attirance pour les études ésotériques : " J'ai senti à un moment précis, dans mon existence actuelle, la piqûre, comme on dit, pour les études ésotérico-gnostiques. Alors que je n'étais encore qu'un enfant, vers l'âge de huit ans, je suis allé à la campagne et là, au contact de la grande nature, en contemplant le lever du jour, j'ai ressenti un violent serrement au coeur, j'ai senti une grande aspiration aux choses divines et je me suis vu moi-même entièrement... Si vous avez déjà éprouvé cette impulsion intérieure, vous savez ce que je veux dire... " Le fait d'éprouver cet aiguillon, cette profonde aspiration à " l'unité de la vie libre dans son mouvement ", serait le signe que nous avons déjà en nous un " centre magnétique de conscience " que nous aurions développé dans une existence antérieure. Si nous n'avons pas ce centre de conscience, ajoute le Maître Samaël, nous devrons le développer.
Ayant grandi dans une famille catholique, il sera enfant de choeur à l'âge de neuf ans, ce qui l'aurait conduit à s'intéresser au latin et, plus tard, à d'autres langues anciennes, tels le grec, l'hébreu et le sanscrit.