L'UNIVERSALITÉ D'UNE CONNAISSANCE
Il est évident qu'aucune personne cultivée ne tomberait
aujourd'hui, comme autrefois, dans l'erreur simpliste de faire surgir les
courants gnostiques d'une quelconque latitude exclusive spirituelle.
S'il est bien certain que nous devons prendre en compte les enseignements
gnostiques contenus dans les éléments hellénistiques
et orientaux, en incluant la Perse, la Mésopotamie, la Syrie, l'Inde,
le Tibet, la Palestine, l'Égypte, etc..., nous ne devrions jamais
oublier les principes gnostiques perceptibles dans les cultes sublimes
des Nahuas, Toltèques, Aztèques, Zapotèques, Mayas,
Incas, Chibchas, Quechuas... de l'Indo-Amérique.
Il est, par conséquent, caduc de penser à la Gnose
comme à un simple courant métaphysique introduit au sein
du christianisme. La Gnose
constitue une attitude existentielle
avec ses caractéristiques propres, enracinées dans les aspirations
ésotériques les plus antiques, les plus élevées
et les plus raffinées de tous les peuples dont l'histoire n'est,
malheureusement, pas bien connue des anthropologues modernes.
Pour parler franchement et sans ambages, nous dirons que la Gnose
est la Connaissance illuminée
des mystères divins.
La Gnose est un fonctionnalisme
très naturel de la conscience, une « philosophia
prerennis et universalis ».
Le lecteur doit savoir que nous avons fait des investigations aux sources
de la Chine, dans les œuvres sanscrites de l'Inde, dans les vieux manuscrits
tibétains... Nous nous sommes attachés à l'étude
des pièces archéologiques, nous avons fait de profondes investigations
sur de nombreux codex, analysé la sagesse des civilisations anciennes,
réalisé des études comparatives entre le Mexique,
l'Égypte, l'Inde, le Tibet, la Grèce ... Et nous sommes arrivés
à la conclusion que la Sagesse est universelle, toujours la même
en essence. Seuls changent ses aspects, en accord avec les peuples, les
nations et les langues.
L'heure est donc venue de comprendre que dans tous les pays du globe
palpite la sagesse occulte. L'heure est venue d'entendre qu'aux pieds des
pyramides d'Égypte a fleuri la sagesse des hiérophantes.
Le moment est venu de savoir que dans les pyramides de Teotihuacan, on
entend encore résonner le Verbe des anciens maîtres d'Anahuac...
Au nom de la vérité, nous devons dire que la Sagesse cosmique
bouillonne et palpite en tout ce qui a été, est et sera.
Au fil du temps, différents hiérophantes du savoir ont
resplendi dans la nuit profonde de tous les âges ; que ce soit Hermès
Trismégiste, le trois fois grand dieu Ibis de Thot, gravant sa sagesse
sur la Table d'Émeraude, que ce soit les grands sages de la Grèce
antique, enseignant aux multitudes depuis les Mystères d'Éleusis,
que ce soit les Sacerdotes Incas, qui brillèrent comme des soleils
resplendissants sur le Haut Cuzco du Pérou, ou encore la sagesse
souveraine des grands initiés d'Anahuac...
Oui, par ici, par là, de toutes parts, resplendit la sagesse
de tous les âges, la sagesse gnostique, occultée dans les
cultures de nombreux peuples anciens, camouflée dans les belles
œuvres d'art, architectures chargées de symboles sacrés,
œuvres de théâtre qui énoncent des principes transcendants,
sculptures qui, dans leur mutisme, transmettent au spectateur d'énormes
vérités philosophiques et mystiques, cultes, mythes, légendes
et traditions de différentes latitudes dont les messages légendaires
s'adressent à la conscience endormie des êtres humains, en
cherchant toujours à l'éveiller et à lui faire partager
la réalité sous-jacente aux domaines inaltérables
de l'esprit humain.